La dominante atavique

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Par Josette Bétaillole

Les astrologues modernes se sont toujours demandés comment faisaient les anciens pour obtenir de si belles certitudes sur les principaux événements de la destinée. Bonatis a essayé de répondre à cette question en recherchant la planète qui marquait la naissance – pour lui le premier cri – ce qui lui permettait ainsi de corriger certaines fois l’heure de naissance (Marguerite Rey : « Une clé du destin » in Les cahiers astrologiques n° 72).

Faute de pouvoir déterminer, à la seconde près, le moment exact de la naissance et devant la difficulté (en ces temps où l’heure de naissance était inconnue ou imprécise), la plupart des astrologues ont abandonné cette méthode. Aujourd’hui, les heures de naissance étant beaucoup plus précises, la recherche de la dominante atavique peut s’avérer très instructive.

Boris Paque (Traité d’astrologie médicale – Edition Flandres Artois) et Marguerite Rey, se référant au procédé Bonatis et aux travaux de Choisnard (Langage astral – Editions Chacornac), un des premiers à travailler sur l’hérédité, ont repris le procédé. Selon Marguerite Rey, « la dominante atavique n’indique pas forcément l’heure exacte de naissance, elle semble, plus subtilement concerner l’heure du ciel plus valable que tout autre au point de vue des présages de la destinée (ciel que Bonatis affirmait être celui de l’heure native exacte).

Elle écrit que même si la dominante ne prouve pas forcément l’heure exacte de naissance, elle est tout de même la planète qui tient la clé de notre destinée, signe notre hérédité au point que les grands évènements de la vie sont soumis (entre autres) aux transits reçus ou émis par la planète atavique ou une dominance planétaire (généralement la dominante planétaire est représentée par les planètes angulaires, la ou les planètes conjointes au maître d’Asc).

Il ne nous reste plus qu’à vérifier :
– d’une part, si elle permet de corriger l’heure de naissance (même si elle n’est pas exacte à la seconde près : quelle est la méthode qui le permet vraiment ?)
– d’autre part, si elle permet d’avoir des informations importantes sur l’hérédité planétaire (ce que nous transmettent nos parents) et ouvre des perspectives en ce qui concerne le poids du fatum (le destin) : nous ne venons pas au monde par hasard, la dominante atavique en fait foi.

Son calcul nous permet à la fois de vérifier l’heure de naissance et de travailler sur l’hérédité astrale (astro-généalogie par exemple). Bonatis, si contesté, n’avait peut-être pas tout à fait tort…

Si nous comparons notre dominante atavique avec le thème de nos parents nous ne manquerons pas d’être surpris…

En effet, le plus souvent la planète atavique de l’enfant fait un aspect avec les planètes ou les points importants (Asc, MC, noeuds lunaires, etc.) du thème de ses parents, rappelant l’importance du facteur héréditaire. Exemple : Lune planète atavique : l’enfant sera attaché aux principes et aux formes traditionnelles, aux choses de la famille, à l’éducation reçue, l’éducation laissera des empreintes profondes. Il faut aussi positionner la Lune de l’enfant sur les thèmes des parents afin de juger des facteurs héréditaires majeurs. La nature de la dominante atavique a, elle aussi, son importance (voir dans le deuxième exemple l’effet uranien). Marguerite Rey semble avoir constaté que Saturne, lorsqu’il est planète atavique, est indice de longévité…

Partant du principe qu’il y a (dans les cas de naissance non programmée) une ou plusieurs dominante(s) atavique(s), nous devons donc chercher, quelle est (ou sont) les planètes concernées, ce qui permettrait, dans un même temps, de corriger l’heure de naissance (le plus souvent de quelques minutes seulement pour les enfants nés ces dernières années) et de comprendre l’héritage que nous ont laissé nos parents…

Comment déterminer la dominante atavique :
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Bonatis, accordait, à juste titre, au Soleil, grand régulateur de vie et au Méridien (MC) l’antenne de notre destinée.
C’est donc le MC qui nous servira dans notre recherche de la dominante atavique.
1) Repérer la planète la plus proche du MC, soit à droite, soit à gauche.
2) Compter le nombre de degrés qui séparent cette planète du MC.
3) Reporter cette distance de l’autre côté du MC.
Le degré correspondant à ce point précis doit nous faire découvrir dans le ciel de naissance un astre occupant un degré similaire.
Ex :
– MC à 10° Balance – Vénus planète la plus proche du MC se trouve en maison IX, à 3° de la Balance -Distance entre Vénus et le MC : 7°.
La planète étant en IX, reporter ces 7° après le MC (si elle était en X retrancher ces 7° du MC en allant du MC vers la IX). 7° après le MC nous ramènent à 17° Balance.
Si nous remarquons que dans le ciel de naissance Saturne est à 17° du Sagittaire nous pourrons raisonnablement supposer que l’heure de naissance est juste. Il ne nous restera plus qu’à positionner Saturne sur le thème des parents pour déterminer l’héritage parental.
Comment corriger l’heure de naissance (ou plutôt heure native, ou heure de la destinée, exacte) ? :
lorsque le degré du « point atavique » ne correspond à aucun degré d’une ou plusieurs planètes du thème, Il faut compter le nombre de degrés séparant le point atavique de la planète la plus proche du degré recherché.
Ex : Point atavique à 15° – Vénus 16° : 1° sépare le point atavique de Vénus.
Il faudra donc reculer le MC de 0,5 degré, ce qui modifie la position du MC et par voie de conséquence celle de l’Asc, qui, lui, correspond à une nouvelle heure de naissance (un nouveau TSN, indiquant un Ascendant corrigé de quelqu
e 2 minutes environ).
C’est dans le thème de jumeaux que cette recherche devient la plus intéressante. En effet, chaque minute d’écart peut changer la dominante atavique. Ces jumeaux, apparemment identiques, ne s’appuient cependant pas sur les mêmes points de leur hérédité commune : l’un peut avoir une dominante atavique lunaire et l’autre une dominante solaire : non seulement le caractère montrera de grandes différences mais la position de ces deux planètes, transposée sur le thème des parents nous fera comprendre ce que chacun tient majoritairement de son père ou de sa mère.
Celui qui aura la dominante atavique conjointe au MC ou à l’Asc ou le Soleil du père aura un fort héritage paternel. Idem pour celui qui aura la dominante atavique conjointe à l’Asc, au MC ou à la Lune de la mère.
La dominante atavique près des Nœuds lunaires des parents renforce la part du destin.